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Immobilier et biodiversité : un cercle vertueux

Impact des projets immobiliers sur la biodiversité

Depuis quelques années, une nouvelle facette de la construction durable est en plein développement : la prise en compte de l’impact des projets immobiliers sur la biodiversité. Deux labels proposent aux maîtres d’ouvrage de valoriser cette démarche aux multiples bénéfices.

Développement urbain ne doit plus rimer avec destruction des habitats naturels. Le traité de Paris issu de la COP 21 et avant lui le Grenelle de l’environnement comptent parmi leurs ambitions la protection de la biodiversité face à l’étalement urbain. Dans cette dynamique, les deux labels BiodiverCity© et Effinature© ont été créés pour valoriser les projets immobiliers qui intègrent une dimension de protection de la faune et de la flore dans les villes.

Pour les maîtres d’ouvrages et les promoteurs immobiliers, il s’agit d’un nouvel axe de développement de bâtiments respectueux de l’environnement, qu’il s’agisse de constructions nouvelles ou de rénovation d’existant. Une labellisation biodiversité est en effet l’occasion de compléter des démarches de constructions durables, telles que la certification HQE ou BREEAM. D’un point de vue économique, outre le bénéfice d’image, ces démarches permettaient dans le même temps de travailler sur l’optimisation de la performance énergétique du bâtiment. De prime abord, les bénéfices du respect de la biodiversité semblent moins évidents, ils sont pourtant multiples.

La valeur ajoutée de la biodiversité

Pour assurer une harmonie entre son bâtiment et la nature alentour, certains projets intègrent par exemple des espaces verts où les espèces végétales se développent librement, attirant naturellement en leur sein tout un écosystème d’insectes et d’oiseaux. D’autres vont simplifier le processus en installant directement des ruches sur leur toit.

Ces environnements naturels sont une source d’attractivité considérable pour les ensembles immobiliers. Une étude Unep de 2014 indique en effet que 7 français sur 10 comptent la présence d’espaces verts parmi leurs critères de choix d’habitation. Psychologiquement, il a été démontré que la présence de verdure contribuait à diminuer le phénomène de « syndrome du manque de la nature » et les déséquilibres physiques et psychiques qu’il développe chez l’individu. En terme de confort, une enclave naturelle dans la ville permet de diminuer les effets d’îlots de chaleur urbaines et ont prouvé leur efficacité dans la réduction des nuisances acoustiques.

En France, la question de la biodiversité est inscrite depuis le Grenelle de l’environnement dans les Schémas Régionaux de Cohérence Ecologiques (SRCE), déclinés ensuite dans une certaine mesure dans les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU). Bien que la contrainte réglementaire sur le sujet soit pour l’instant très faible, être proactif sur cette démarche ouvre la possibilité de se différencier de la concurrence. Si la seule conviction écologique n’est pas un argument suffisant, le potentiel de retombées positives en termes d’image devrait en effet finir de convaincre. Les labels comptent d’ailleurs un important volet communication dans leurs référentiels, afin notamment de sensibiliser les habitants et les riverains sur leur nouvel environnement écolo-urbain.

Obtenir la labellisation

Il existe pour le moment deux labels principaux sur l’intégration de la biodiversité dans l’urbanisme et le bâtiment : Effinature©, délivré par le groupe Novacert, et BiodiverCity©, porté par le Conseil International Biodiversité & Immobilier, qui regroupe des acteurs de la ville, de l’immobilier et de l’environnement.

Les étapes pour se préparer à l’une ou l’autre des labellisations sont similaires. La première est de faire réaliser un diagnostic biodiversité du site : véritable bilan écologique, il fera notamment l’inventaire de la faune et de la flore, présente ou qui devrait l’être, et de leurs conditions d’habitat. En fonction de cela, des axes de développement réalistes seront définis prenant en compte les contraintes et opportunités liées à la nature du projet et à son environnement. Les labels évaluent et valorisent le développement de différents aspects, la pertinence des solutions adaptées, les moyens mis en œuvre, le bénéfice écologique ou encore celui pour les usagers.

Ces problématiques étant encore nouvelles dans le milieu du bâtiment, pour optimiser ses chances de décrocher le label, la meilleure solution est de se faire accompagner par un organisme spécialiste en biodiversité. Il pourra assister le maître d’ouvrage du diagnostic jusqu’à l’évaluation des moyens mis en œuvre.

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