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Travail en open space : moins de bruit et plus de confort

bruit-travail

Très tendance dans les immeubles tertiaires, les « open spaces » ne sont pas toujours appréciés par leurs occupants. Raison souvent invoquée : le bruit, qui perturbe la concentration et nuit à la qualité du travail. Pourtant, la récente norme NF S 31-199, dédiée à ces bureaux ouverts, propose des règles simples pour en améliorer les performances acoustiques.

Permettant à l’entreprise d’optimiser les espaces de travail, les open spaces présentent également l’intérêt de faciliter la communication et la convivialité, deux éléments essentiels pour créer une dynamique de groupe. Mais le bruit dans les open spaces et les autres espaces ouverts de bureaux peut aussi engendrer de mauvaises conditions de travail pour les salariés ; difficile de se concentrer lorsque plusieurs personnes parlent au téléphone à côté de vous. Résultats : la qualité du travail s’en ressent et on peut même voir apparaître des troubles psycho-sociaux et physiologiques. Pourtant, il suffit d’adopter quelques règles d’aménagement en fonction du type d’activité pratiquée dans ces espaces. C’est ce que propose la norme NF S 31-199 parue en mars 2016, la première consacrée exclusivement au confort acoustique dans les bureaux ouverts.

Des aménagements adaptés

Contrairement à certains bâtiments soumis à une réglementation poussée comme les écoles, il n’existe pas de contrainte légale concernant l’environnement sonore des bureaux, qu’il s’agisse d’espaces fermés ou ouverts. Seule obligation imposée : le bruit ne doit pas dépasser 80 dB(A) (soit le niveau sonore du trafic routier ou d’un réveil) en moyenne sur 8h. Un stade heureusement jamais atteint dans un bureau. En l’absence de réglementation, on peut se référer aux « lignes directrices » que sont les normes. Celles parues jusqu’ici abordaient déjà la problématique des open spaces mais sans tenir compte de l’activité pratiquée dans ces espaces. C’est désormais chose faite avec cette norme qui indique des valeurs cibles à atteindre pour quatre types de bureaux ouverts : activité réalisée essentiellement par téléphone, activité basée sur un travail collaboratif, activité basée sur un travail faiblement collaboratif, activité pouvant comporter l’accueil du public. À chacun de ces espaces correspondent des aménagements adaptés. Le texte définit par ailleurs plusieurs exigences acoustiques : un niveau sonore à ne pas dépasser au poste de travail, une décroissance sonore entre postes (du plus proche au plus éloigné), une durée limite de réverbération du bruit.

Un outil d’aide à la décision

Outre des indications techniques, la norme fournit un questionnaire qui permet de recueillir le « ressenti » du personnel concerné par le travail en open space. Pour les maîtres d’ouvrage et les professionnels de l’aménagement intérieur, il s’agit là d’un véritable outil d’aide à la décision. Ils pourront alors se faire accompagner par des experts, acousticiens et ergonomes, qui les aideront à traduire les recommandations quantitatives de la norme en termes d’aménagement à prévoir.

Car l’objet de cette norme n’est pas de promouvoir l’organisation en open space, mais plutôt de donner des clefs pour que leur conception et leur aménagement permettent d’améliorer le confort d’usage, induisant une meilleure acceptabilité par les personnes travaillant dans ces espaces.

 

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