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Construction : le bois affiche ses ambitions

construction en panneaux de bois lamellé croisé

Le monde de la construction vit une petite révolution avec le bois lamellé croisé. Reconnu pour sa forte résistance structurale, il ouvre de nouvelles perspectives pour les bâtiments dont l’horizon était auparavant fait de béton ou d’acier. 

Depuis quelques années, les projets de constructions en bois se diversifient : bâtiments, maisons, tours d’habitations… Des édifications de plus en plus imposantes et de plus en plus hautes rendues possibles grâce à l’amélioration des techniques de construction, et particulièrement le développement des panneaux de bois lamellé croisé – ou CLT, pour Cross Laminated Timber. Composés de plusieurs lames de bois croisées à 90° pour chacune d’entre elles et collées les unes sur les autres, ces panneaux ont généralement un gabarit maximal de 13,5 m x 2,5 m afin de ne pas nécessiter de transports exceptionnels et faciliter leur grutage sur les chantiers. Quand cela est nécessaire, ils peuvent également atteindre des dimensions exceptionnelles de l’ordre de 20 à 25 m en longueur et 3 à 4 m en largeur.

Des chantiers simplifiés et raccourcis

Aussi solides que du béton, ces assemblages de pièces de bois sont de plus en plus utilisés pour constituer la structure des murs porteurs, les dalles de planchers et les éléments de couverture dans le cadre de différents projets de construction. Et s’ils rencontrent un franc succès, c’est en partie parce que leur utilisation permet de simplifier les chantiers tout en raccourcissant les délais : les panneaux en CLT, une fois prédécoupés à la taille souhaitée, ont simplement besoin d’être assemblés, un peu comme un Lego géant. Autre avantage : contrairement au béton, ils ne nécessitent pas d’apports importants en énergie, en sable ou en eau.

L’évolution du CLT dans le monde de la construction

Une fois construits, les édifices en bois possèdent d’autres atouts. Sur le plan environnemental d’abord, puisqu’ils inaugurent une nouvelle génération de bâtiments à très basse empreinte carbone. Durant la durée de vie de l’ouvrage, le bois présente en effet l’avantage de stocker le carbone plutôt que d’en émettre. Une tour de 15 étages construite en panneaux CLT pourra par exemple stocker l’équivalent de 1 000 tonnes de CO2[1], soit l’équivalent des émissions de carbone générées en moyenne par les consommations énergétiques d’un tel immeuble pendant plus de neuf ans.

Ensuite, et contrairement aux idées reçues, le CLT, grâce à sa densité et à sa faible conductibilité thermique, offre une très bonne résistance au feu tandis que sa capacité de flexion permet au bâtiment de très bien se comporter en cas de secousses sismiques.

Enfin, en raison de sa masse, le CLT est également très peu impacté en cas d’inondations. Des spécificités qui laissent à penser que le bois va continuer d’affirmer son rôle de matériau de construction prépondérant, devenant un concurrent sérieux du béton et de l’acier.

SOCOTEC vous accompagne

Pour ce type de projets novateurs, la lecture et l’interprétation des textes réglementaires restent sujettes à de nombreuses questions. SOCOTEC, fort de son expérience, pourra, en plus d’assurer les missions de contrôles techniques classiques, accompagner le maître d’ouvrage dans toutes les étapes du projet, des études de faisabilité jusqu’à sa livraison.

[1] Les Echos

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