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Surveillance rapprochée pour les sites industriels classés Seveso

Renforcement sécurité sites industriels

L’accident de Lubrizol a mis en lumière la nécessité de renforcer les mesures de prévention des sites industriels classés Seveso. Une nouvelle réglementation impose aux exploitants de développer plusieurs axes d’amélioration.

En septembre dernier, les fumées de l’incendie de l’usine de produits chimiques Lubrizol se sont dispersées sur près de 100 km aux abords de Rouen. L’incertitude liée aux retombées potentielles a notamment conduit le gouvernement à annoncer un renforcement des mesures de prévention des risques pour les sites industriels.

Ces mesures durcissent les règles établies aux lendemains de l’accident de l’usine AZF en 2003. Le dispositif de prévention des risques était depuis composé notamment pour chaque site d’une Etude de Danger (EDD) et d’un Plan d’Opération Interne (POI). Les évolutions réglementaires ne le remettent pas en cause, elles en enrichissent plutôt les dispositions.

Mieux maîtriser les substances présentes sur le site

L’un des principaux enjeux de cette évolution réglementaire : améliorer drastiquement le recensement de l’ensemble des produits dangereux présents dans l’usine. Les responsables doivent avoir une meilleure visibilité sur leurs flux et être capables de savoir quelle quantité de chaque produit se trouve sur leur site au quotidien. Cette meilleure connaissance doit permettre de prendre des mesures pertinentes de protection des populations en cas d’accident.

Il est à noter que cette obligation ne concerne pas seulement les produits chimiques liés à l’activité de l’usine. Il est tout aussi impératif d’identifier la présence de tous les autres matériaux dangereux et de prendre les mesures nécessaires. Un exemple représentatif est bien sûr l’amiante présente dans les bâtiments, dont la dispersion des poussières peut mettre en danger les populations alentours.

Afin de pouvoir informer rapidement les populations, en particulier sur la qualité de l’air et de la présence de toxiques, les sites sont également tenus de se doter d’un dispositif d’urgence de prélèvements et d’analyses de différents polluants dans leurs environnements proches, à déclencher en cas d’accident. Ils doivent avoir préalablement établi la liste des équipements, des moyens humains et matériels nécessaires, ainsi que défini les modalités d’intervention selon différents scénarios d’accidents.

Eviter un incendie avec effet domino

Le second volet de la nouvelle réglementation concerne les mesures de protection contre les incendies : éviter leur départ, mais aussi leur propagation à l’ensemble du site. Pour ce faire l’efficacité du dispositif incendie doit être régulièrement éprouvée. La fréquence minimum des exercices incendie est augmentée, passant d’une fois tous les trois ans à une fois par an. Il est par ailleurs recommandé de mener ponctuellement ces exercices à des moments moins propices, comme le soir ou les week-ends.

Pour prévenir l’effet domino d’un incendie, il est primordial de repenser la disposition des matières dangereuses et/ou inflammables et de perfectionner les process de gestions de leurs stockages. Des outils existent pour aider à optimiser la configuration des sites. Il est notamment possible de modéliser des scénarios de propagation d’incendie et de calculer les mesures à prendre pour les endiguer.

Les accidents pouvant également avoir des origines externes, la question de la sûreté du site est également fondamentale. Un dispositif de prévention contre les actes de malveillance et de terrorisme devra être mis en place pour protéger les installations.

Se donner les moyens d’améliorer la sécurité de son site

Une démarche d’amélioration d’un dispositif de prévention des risques est un exercice particulièrement complexe. Paradoxalement, le fait d’être en immersion sur un site que l’on connaît trop bien ne facilite pas toujours les choses. Il est ainsi recommandé de s’appuyer sur un regard extérieur, qui aura le recul nécessaire pour identifier les faiblesses du site.

La palette de compétences de SOCOTEC vous permettra de gérer l’ensemble de ces risques. Disposant de nombreux retours d’expériences en termes d’organisation ainsi que d’un matériel de mesure pertinent, nos spécialistes vous accompagnent dans la mise à jour de votre Etude de Danger (EDD) et du Plan d’Opération Interne (POI). Nos équipes ont également la capacité de vous aider à maîtriser les problématiques de sûreté, d’amiante ou encore de réaliser la modélisation de différents scénarios d’incendie sur votre site. Ils pourront enfin vous assister dans la mise en place du dispositif d’urgence de prélèvements et d’analyses à déclencher en cas d’accident.

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