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Les systèmes de chauffage biomasse, écologiques et économiques

Les systèmes de chauffage biomasse, écologiques et économiques

Dans un contexte de demande croissante d’énergie, d’épuisement potentiel des ressources fossiles et de nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables constituent une réelle alternative. Parmi elles, la biomasse. Décryptage.

La biomasse, c’est l’ensemble des matières organiques vivantes (bois, plantes, céréales, déchets agricoles…) dont la combustion peut générer de la chaleur, de l’électricité ou des biocarburants. Elle est la forme d’énergie la plus ancienne utilisée par l’homme depuis la découverte du feu à la préhistoire.

Aujourd’hui, la biomasse représente en France plus de la moitié de la production totale d’énergies renouvelables[1] (11,2 millions de tonnes équivalent pétrole – Mtep). Une popularité grandissante due essentiellement à deux choses : contrairement aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), la biomasse, si elle est bien gérée, ne risque pas de s’épuiser. En outre, sa combustion, à l’inverse de celle du gaz ou du pétrole, n’émet quasiment pas de CO2. Son faible impact écologique est complété par la mise en place d’un filtrage efficient qui permet de limiter le risque d’émission d’autres polluants nocifs pour la santé (particules fines, oxydes d’azote, etc.)

Des projets qui demandent une préparation optimale

Une chaudière biomasse permet de chauffer l’ensemble d’une habitation (voire d’un quartier entier) via une installation hydraulique qui redistribuera la chaleur dans l’ensemble des pièces par l’intermédiaire du circuit de chauffage central et du ballon d’eau chaude sanitaire… à la condition d’utiliser des appareils performants.

Lorsque les sociétés de services énergétiques (comme Engie ou Dalkia par exemple) équipent un bâtiment d’habitation d’un système de chauffage biomasse, elles font appel à des organismes indépendants tel SOCOTEC pour qu’ils effectuent des contrôles sur les spécifications (rejets atmosphériques, rendement du matériel, etc.) annoncées par les fabricants desdits systèmes de chauffage. En cas de résultats non satisfaisants, ils proposeront des solutions pour optimiser l’efficience des installations. Et ainsi faire en sorte que les contrats – qui contiennent des clauses de résultats – passés entre les sociétés de services énergétiques et les fabricants des systèmes de chauffage soient respectés. Par solutions, on entend réglages de combustion, rajout de filtration pour mieux contrôler les rejets atmosphériques ou encore la préconisation d’un type de bois plus adapté.

Des aides financières accordées sous conditions

En outre, pour atteindre son objectif qui est de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation énergétique nationale d’ici à 2020, l’Etat a octroyé à l’Agence de l’Environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe) un « Fonds Chaleur » destiné à financer les projets de production de chaleur à partir d’énergies renouvelables et de récupération d’énergie (EnR&R) ainsi que les réseaux de chaleur liés à ces installations. Des aides financières qui seront attribuées aux collectivités ou aux bailleurs à l’origine des projets uniquement après qu’ait été vérifiée l’efficience des installations.

[1] Source : Ademe

Dossier-Cop23-energies-renouvelables

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