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Troubles musculo-squelettiques : savoir les repérer et les prévenir

Troubles musculo-squelettiques : savoir les repérer et les prévenir

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont devenus une réalité en matière d’enjeu de santé publique. Ils touchent en effet un nombre croissant de salariés en France. Difficiles à détecter, ils peuvent toutefois être prévenus par une action volontaire de l’entreprise.

Représentant 95% des maladies professionnelles reconnues, les TMS ont été multipliés par 2,5 en un peu plus de 10 ans (Ministère du Travail). Ce mal fait son chemin, dans l’environnement complexe de l’entreprise, en lien avec l’organisation du travail, le poste de travail et le climat social de l’entreprise.

Les conséquences pour les salariés vont de la difficulté à réaliser des tâches à l’inaptitude médicale, voire au handicap définitif. Pour les entreprises, elles sont synonymes de désorganisation et de dégradation des conditions de travail, d’absentéisme, et de coûts directs ou non.

Quels sont les facteurs favorisant le développement des TMS ?

Si les causes sont diverses, les TMS résultent principalement de la combinaison de plusieurs facteurs de risques. Sans être exhaustif, on peut citer la répétitivité des gestes, les efforts excessifs ou mauvaises postures ; les facteurs liés l’organisation ou à l’environnement de travail  ainsi que le climat social de l’entreprise.

Quelle démarche adopter pour les prévenir de manière efficace ?

Le diagnostic doit être porté collectivement en y associant le regard extérieur d’experts (ergonomie, organisation du travail …). Une démarche de prévention globale est nécessaire pour diminuer les contraintes physiques, les sources de risques étant de natures diverses.

Elle doit intégrer les principes suivants :

  • Évaluer les risques et les retranscrire dans le document unique (outil d’aide à l’identification avant les premiers symptômes).
  • Engager la démarche de prévention sans attendre l’apparition de plaintes ou d’absentéisme : la vigilance, l’écoute des salariés et de leurs managers de proximité doit permettre d’agir précocement.
  • Former et accompagner les salariés dans l’amélioration de leurs conditions de travail.
  • Évaluer les actions : une fois le plan d’action engagé, il doit être suivi au travers d’indicateurs généraux et spécifiques, la mesure de l’évolution des arrêts maladies liés au TMS n’étant qu’un constat. La prévention des risques TMS est une amélioration continue.

Pour toutes ces étapes, l’entreprise peut s’appuyer sur ses ressources internes ou se faire accompagner en externe par les organismes CNAMTS-Carsat-Cram-INRS, les services de santé au travail, un consultant ergonome ou un organisme de prévention et de formation.

Enfin il ne faut pas oublier que chaque entreprise étant unique, l’amélioration des conditions de travail sera donc spécifique.

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